MA PRATIQUE CLINIQUE

Déontologie

Psychologue Clinicien, je me conforme au code de déontologie des Psychologues dont des extraits sont consultables sur ce site.
Plus particulièrement et plus précisément, j'évite toute intervention qui s'apparenterait à une investigation obligatoire, qui mettrait en avant des considérations religieuses ou morales, ou qui chercherait à violer l'intimité du sujet. Je reste dans la neutralité bienveillante qui incite à ne pas juger, et dans l'écoute active qui préserve de la passivité.
C'est le patient qui s'appropriel'espace thérapeutique que constitue le lieu de la rencontre entre ce patient et le psychologue. Le client doit toujours disposer de son libre-arbitre et ne ressentir aucune contrainte. La thérapie finira par s'arrêter le jour où cet espace ne sera plus d'aucune aide pour le patient qui se sentira aller mieux et capable de reprendre seul en main sa vie psychique. Cette "séparation" doit pouvoir intervenir à tout moment, garantissant au patient un extraordinaire espace de parole et de liberté qu'il ne peut bien souvent trouver ni avec son entourage familial, professionnel ou scolaire.

Démarche

Ma démarche est, parla verbalisation de l'histoire et des souffrances du sujet, d'extraire de ce dernier quelque chose qui s'y trouve enfoui. C'est seulement quand le sujet a repris possession de lui-même, quand il accepté qui il est, quand il a retrouvé le chemin de sa vie intérieure, qu'il devient maître de sa souffrance psychique et peut renoncer à ses symptômes éventuels. Ainsi l'opération n'est pas le résultat d'une manipulation externe comme peut le faire un médecin ou un chirurgien, mais s'accomplit intérieurement grâce à la relation thérapeutique qui se met en place entre le thérapeute et le sujet.
Ma tâche est d'aider le patient à mettre ensemble des mots sur ses maux et à trouver du sens à ses symptômes et à ses difficultés. Une métaphore serait de comparer le psychologue clinicien à un catalyseur chimique qui permet de déclencher les transformations psychiques que le patient souhaite consciemment ou inconsciemment faire advenir. L'objectif final est qu'il retrouve un chemin de vie sans souffrance psychique. Il peut alors se séparer de moi (certains adolescents disent "me jeter"), comme l'on remise une béquille le jour où on n'en a plus besoin pour marcher.

Médicaments

Mon attitude vis-à-vis des médicaments est très ouverte. Même si les médicaments n'ont pas le même effet de guérison thérapeutique qu’une psychothérapie, ils ont le mérite de fournir un minimum de confort psychique au patient en atténuant par exemple ses angoisses et son état dépressif. Il serait donc maladroit de refuser cette aide médicale. D'ailleurs pour que le sujet fasse un travail efficace sur lui-même, il faut qu'il ne soit pas trop diminué par ses symptômes psychosomatiques. C'est pourquoi une bonne relation de travail entre le psychiatre qui prescrit les médicaments et le psychologue qui mène la psychothérapie est la garantie d’une amélioration plus rapide de l'état psychologique du patient.




Au-delà du principe de base que la verbalisation est l'ingrédient principal de toute thérapie, je cherche à utiliser en thérapie différentes techniques qui viennent enrichir et accélérer le processus de guérison. Je citerai principalement le dessin, le modelage, les génogrammes, les questionnaires cognitivistes, la relaxation, le rêve éveillé, les réorganisations neurologiques par des mouvements oculaires, les médiations familiales...
Ma volonté est d'utiliser toutes les méthodes que je maitrise qui pourraient alléger le mal être du sujet, un peu comme un artisan qui a à sa disposition une trousse à outils dont les composants lui permettent de remédier à de multiples situations.
Si je considère que j'ai une obligation professionnelle de tout mettre en œuvre pour aide le sujet à aller mieux, je sais qu'il faut rester humble. Nous sommes dans les sciences humaines, et l'alliance entre le sujet et moi-même a ses limites. En conséquence si la durée de la thérapie peut être suggérée à l'avance avec une assez bonne précision dans la très grande majorité des cas, elle ne peut être garantie avec une certitude.